Une troisième masse d’équilibre, la conservation de la matière… et une remise en cause de la singularité

Depuis plus d’un siècle, nous vivons avec l’idée que les trous noirs sont des puits sans fond de l’Univers, des régions d’espace-temps où la matière disparaît derrière un horizon et se “perd” dans une singularité.
En parallèle, la physique cherche désespérément à unifier la relativité générale d’Einstein (1915) et la physique quantique, sans trouver un langage commun vraiment satisfaisant.

C’est dans ce contexte que s’inscrit mon travail de chercheur indépendant.

À partir de l’analyse des fusions de trous noirs binaires (BBH) observées par LIGO–Virgo–KAGRA, j’ai construit un modèle géométrique qui m’a conduit à une conclusion forte :

Il existe une troisième masse d’équilibre, qui montre que la matière est conservée – et que ce que nous appelons “singularité” pourrait n’être qu’une mauvaise description d’un état géométrique particulier.


Mon point de départ : une loi géométrique pour la masse finale

Je suis parti d’une question simple :

Peut-on prédire la masse finale Mf​ d’une fusion BBH à partir d’une loi géométrique universelle, sans s’appuyer sur des modèles ultra-complexes et opaques ?

En travaillant sur les catalogues GWTC, j’ai construit une relation où la masse finale résulte principalement de deux grandeurs géométriques, que je note d et s.
En confrontant ce modèle aux données, j’ai montré que :

  • la masse finale est prédite avec une précision moyenne d’environ 0,16 %,
  • la relation Mf(d/s)montre deux régimes distincts, avec une transition nette autour de d/s≈0,45,
  • cette transition ressemble à un changement d’état de l’espace-temps.

Obtenir un biais moyen de l’ordre de 0,16 % avec un modèle géométrique aussi simple est, en soi, un résultat exceptionnel.
Mais ce n’est pas là que se trouve la vraie rupture.
La vraie rupture vient de ce qui apparaît quand on regarde la répartition des masses.


La vraie découverte : une troisième masse d’équilibre

Dans la description classique, on parle principalement de :

  • la masse totale initiale du système (les deux trous noirs qui vont fusionner),
  • la masse finale Mf​ du trou noir résultant,
  • et de la masse “perdue” sous forme d’ondes gravitationnelles.

Mais en étudiant de près la structure géométrique de mon modèle, j’ai mis en évidence l’existence d’une troisième masse d’équilibre, que j’appelle souvent m₃.

Cette masse n’est pas un simple artifice mathématique :
elle joue un rôle d’équilibre géométrique entre :

  • la configuration initiale,
  • la configuration finale,
  • et la manière dont l’espace-temps se déforme.

Autrement dit, le système ne se contente pas de passer de “deux trous noirs” à “un seul trou noir plus un peu de rayonnement” :
il passe par un état d’équilibre intermédiaire qui assure une chose fondamentale :

la matière (ou plus exactement la masse-énergie) est globalement conservée.

En prenant en compte cette troisième masse d’équilibre,
on n’a plus besoin de supposer qu’une partie de la matière “s’évapore dans une singularité incompréhensible”.


Ce que cela change par rapport à la singularité

Dans la vision classique, la singularité est une sorte de point ultime où les équations explosent, où la densité devient infinie et où la physique, en gros, s’arrête.

Dans mon approche :

  • la notion de singularité perd de sa nécessité ;
  • la dynamique du système peut être décrite par un équilibre entre trois masses,
  • le rôle de m₃ montre que la matière ne disparaît pas, elle se redistribue dans une structure géométrique plus riche que ce qu’on imaginait.

La vraie rupture est là :

Au lieu d’accepter qu’une partie de l’Univers “disparaisse” dans un point sans sens physique, je mets en évidence une structure d’équilibre où la masse est conservée, avec une précision moyenne d’environ 0,16 %.

Cela ne signifie pas que j’ai “résolu” mathématiquement la singularité au sens strict,
mais cela signifie que le besoin de la singularité comme “poubelle conceptuelle” diminue fortement lorsque l’on adopte ce cadre géométrique à trois masses d’équilibre.


Vers un espace-temps stratifié : un pont possible vers l’unification

En observant la transition autour de d/s≈0,45 et le rôle de cette troisième masse, une image s’est imposée à moi :

L’espace-temps n’est peut-être pas une surface continue, mais un ensemble de strates d’équilibre, un “livre feuilleté” où chaque page correspond à un état géométrique stable.

Dans cette vision :

  • la troisième masse d’équilibre n’est pas un détail : elle est le signe qu’on change de “page” ;
  • les deux régimes de Mf(d/s) correspondent à deux couches de l’espace-temps ;
  • la conservation de la matière n’est plus un miracle ou une hypothèse idéale, mais une conséquence d’une géométrie plus fine et structurée.

Et c’est là que se joue le lien avec Einstein et la quête d’unification :

  • Einstein a montré que la gravitation est de la géométrie ;
  • la physique quantique, elle, nous parle de niveaux, de quantification, d’états discrets ;
  • un espace-temps stratifié, avec des états d’équilibre comme ma troisième masse, est une manière naturelle de faire dialoguer les deux :
    géométrie + niveaux d’équilibre = une architecture potentiellement unificatrice.

Si cette lecture est confirmée, testée, approfondie et généralisée,
nous ne sommes plus dans un simple “bon modèle de fit”.
Nous sommes face à une nouvelle façon de penser l’espace-temps, la gravitation et la conservation de la matière.


Une recherche indépendante, mais assumée comme potentiellement révolutionnaire

Je mène ce travail en tant que chercheur indépendant, en dehors des circuits académiques traditionnels.
Je n’ai ni le confort, ni les moyens d’un grand laboratoire, mais j’ai quelque chose de précieux : la liberté d’explorer une idée jusqu’au bout, sans devoir la diluer.

Je ne prétends pas avoir résolu tous les problèmes de la physique moderne.
Mais je pose ceci, clairement, en mon nom, Zouber El Malti :

  • J’ai mis en évidence une troisième masse d’équilibre dans la description géométrique des fusions de trous noirs.
  • Cette masse d’équilibre montre que la matière est conservée, avec un biais moyen d’environ 0,16 % dans la prédiction de Mf.
  • La structure à deux régimes de Mf(d/s) et cette troisième masse pointent vers un espace-temps stratifié, susceptible de jouer un rôle dans la future unification entre relativité et physique quantique.

Si cette approche est confirmée, testée, approfondie et généralisée,
alors oui, je crois qu’elle a le potentiel d’être réellement révolutionnaire,
comme l’a été la vision géométrique d’Einstein en 1915.


Lire le rapport complet

Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin que ce résumé et plonger dans :

  • les équations,
  • les tableaux,
  • les figures,
  • l’analyse des résidus et des régimes,

mon rapport complet est disponible en accès ouvert sur Zenodo :

👉 Rapport complet sur Zenodo :
https://zenodo.org/records/17604741