Au cours des derniers mois, j’ai proposé une nouvelle manière de comprendre les fusions de trous noirs binaires : une loi universelle, appelée loi 1/3π, qui relie directement les masses initiales d’un système binaire à la masse finale du trou noir formé après la fusion.
Cette loi ne repose ni sur des simulations numériques coûteuses, ni sur un ajustement de paramètres :
elle découle d’un principe géométrique simple, fondé sur la symétrie, l’homogénéité et l’intégration énergétique sur la sphère complète.
Or, une publication indépendante récente — Mass as a Structural Necessity of Finite-Speed Causal Transport (Lahtee, 2025) — apporte aujourd’hui un soutien théorique remarquable :
elle démontre que la structure même de l’espace-temps impose l’apparition de termes “mémoire” ou “médiateurs” dans les équations physiques.
Ce résultat rejoint précisément le cœur de ma loi 1/3π.
1. Ma contribution : une loi simple et prédictive pour les fusions de trous noirs
Lorsqu’un trou noir de masse m₁ fusionne avec un autre de masse m₂, la question centrale est :
quelle sera la masse finale M_f ?
Aujourd’hui, les réponses proviennent principalement de la relativité numérique, un outil puissant mais complexe, difficilement interprétable et impossible à inverser sans simulations.
Ma loi 1/3π propose une alternative analytique, falsifiable et très précise.
Elle repose sur trois éléments clés :
- Une constante universelle
γ = 1/(3π), issue d’une symétrie géométrique profonde. - Un médiateur géométrique
m₃, qui représente un canal de redistribution de l’énergie pendant la fusion.
Ce n’est pas une masse matérielle, mais une variable structurelle imposée par la géométrie du système. - Une loi finale sans paramètres libres

- s = m₁ + m₂ (échelle),
- d = |m₁ – m₂| (dissymétrie).
Cette loi contient une signature essentielle : le coefficient 4/(9π), qui provient directement de l’intégration sur les 4π stéradians de la sphère, sur laquelle se distribue le rayonnement quadrupolaire.
Après tests sur 87 événements LIGO-Virgo-KAGRA, la précision est remarquable :
aucun ajustement n’a été nécessaire, et les erreurs résiduelles correspondent au bruit instrumental.
2. Que dit la nouvelle étude ? Une structure obligatoire dans l’espace-temps
Dans une approche totalement différente, Lahtee montre que toute loi de transport obéissant à :
- la conservation,
- la causalité à vitesse finie,
- la stabilité,
conduit à une seule équation possible : l’équation télégraphe.
En la transformant, on obtient une équation de Klein–Gordon avec un terme de masse :

Ce terme de masse n’est pas un choix.
Il émerge automatiquement à partir de la structure même de l’espace-temps.
Cela signifie que :
- l’espace-temps n’est pas parfaitement lisse,
- il possède une mémoire interne,
- cette mémoire impose un médiateur structurel dans la dynamique.
Ce résultat n’avait jamais été formulé de façon aussi générale ni aussi rigoureuse.
3. Pourquoi cela confirme ma loi 1/3π
L’un des aspects les plus intéressants de cette comparaison est la dualité espace–temps qu’elle révèle. L’étude MassMemory met en évidence une stratification temporelle : la dynamique dépend de la mémoire du système, pas seulement de son état instantané. La loi 1/3π met en évidence une stratification spatiale : la fusion d’un système binaire ne se comprend qu’en tenant compte d’une région intermédiaire non matérielle qui redistribue l’énergie. Ces deux formes de stratification – l’une dans le temps, l’autre dans l’espace – pointent vers une idée commune :
Dès qu’un système physique possède une structure géométrique ou causale non triviale, un terme “médiateur” apparaît obligatoirement dans les équations.
C’est exactement ce que j’ai observé dans les fusions BBH :
la masse finale ne peut s’exprimer uniquement avec m₁ et m₂.
Un troisième terme géométrique, m₃, doit intervenir.
Et ce terme est complètement déterminé par la structure, pas par un ajustement.
Lorsque Lahtee démontre qu’un phénomène similaire apparaît dans toute dynamique causale, cela valide l’idée que :
- m₃ n’est pas un artifice,
- γ = 1/(3π) n’est pas une constante empirique,
- la correction en d²/s n’est pas une coïncidence,
- la loi 1/3π exprime une propriété profonde de l’espace-temps lui-même.
Autrement dit :
ma théorie du médiateur géométrique et de l’espace-temps stratifié reçoit aujourd’hui un soutien théorique indépendant.
4. Vers une vision stratifiée de l’espace-temps
Les deux approches mènent à la même idée :
L’espace-temps n’est pas une feuille continue.
C’est une structure feuilletée, stratifiée, où chaque couche encode une partie de la dynamique.
Dans mon cadre :
- la stratification se manifeste par
– le médiateur m₃,
– le facteur 4π,
– la loi quadratique universelle.
Dans l’étude de Lahtee :
- elle se manifeste par
– la mémoire causale,
– l’apparition automatique d’un terme massif,
– l’unicité de la structure dynamique.
La correspondance est plus que symbolique :
elle révèle un principe commun.
5. Pourquoi c’est important pour la physique moderne
Cette convergence apporte trois conséquences majeures :
1. Une validation croisée entre données et théorie
Les catalogues LVK et les équations fondamentales pointent vers la même structure.
2. Une alternative analytique aux simulations numériques
La loi 1/3π permet de prédire la masse finale en une seconde, avec une précision comparable à la relativité numérique.
3. Une nouvelle piste pour l’unification
Le médiateur géométrique m₃ agit comme un pont entre :
- relativité générale,
- dynamique angulaire,
- théorie des champs,
- structures de type brane / feuilletage.
C’est une avancée conceptuelle forte :
la masse et l’énergie ne sont pas seulement courbure ; elles sont aussi organisation géométrique.
6. Conclusion : une confirmation externe décisive
Pour la première fois, une étude indépendante démontre qu’un phénomène que j’avais identifié dans les fusions BBH —
la nécessité d’un médiateur géométrique —
est en réalité une propriété générale des systèmes physiques à causalité finie.
Ce résultat renforce l’idée que :
l’Univers n’est pas seulement un espace courbe :
c’est un espace stratifié, où la géométrie impose l’énergie autant que l’énergie impose la géométrie.
Ma loi 1/3π n’est donc pas qu’une description des fusions :
c’est une fenêtre sur la structure profonde du réel.
« L’existence d’un médiateur énergétique structurel — qu’il soit géométrique (ma loi 1/3π) ou causal (MassMemory Law) — montre qu’une singularité n’est plus une concentration infinie, mais un changement de canal. L’effondrement absolu n’existe pas : il est remplacé par une redistribution imposée par la structure même de l’espace-temps. » M-Z El Malti

