Il existe des dĂ©couvertes qui semblent trop simples pour ĂȘtre vraies, trop Ă©lĂ©gantes pour ĂȘtre fortuites
 et pourtant suffisamment puissantes pour reconfigurer tout un domaine.
C’est exactement le cas de ma troisiĂšme dĂ©couverte, que je viens de publier sur Zenodo : une loi gĂ©omĂ©trique universelle, fondĂ©e sur un invariant aussi Ă©tonnant que fondamental :

Le signe de R − rISCO


ou comment dĂ©cider, en une seule comparaison d’échelles, si un systĂšme compact est en orbite, au seuil, ou en fusion — indĂ©pendamment du Hz, du bruit, ou de la bande frĂ©quentielle.


🔭 Le problĂšme ancestral : “lire la relativitĂ© en Hz”

Depuis des annĂ©es, une difficultĂ© persiste dans l’interprĂ©tation des Ă©vĂ©nements BBH (trous noirs binaires) :
Ă  une frĂ©quence observĂ©e fixe, deux binaires peuvent ĂȘtre Ă  des stades totalement diffĂ©rents.

  • Un 40 M⊙ Ă  150 Hz est dĂ©jĂ  en train de plonger.
  • Un 15 M⊙ Ă  150 Hz est encore en orbite.

La frĂ©quence — le “Hz” — n’est donc pas un critĂšre universel.
Elle varie avec la masse.
Elle varie avec le spin.
Elle varie avec la structure mĂȘme du systĂšme.

La question que personne n’avait posĂ©e clairement Ă©tait pourtant Ă©lĂ©mentaire :

Et si la bonne lecture n’était pas frĂ©quentielle, mais gĂ©omĂ©trique ?
Et si la relativitĂ©, lue en “Hz”, n’était simplement pas dans son langage naturel ?


đŸ”· La percĂ©e : une construction gĂ©omĂ©trique minimale rĂ©vĂšle un invariant universel

En repartant de zĂ©ro, j’ai reconstruit la dĂ©cision orbite / seuil / fusion uniquement avec une figure gĂ©omĂ©trique composĂ©e de six cercles tangents.

Cette construction mÚne à une loi étonnamment simple :

oĂč :

  • a = rISCO(M) est l’échelle de rĂ©fĂ©rence (le rayon ISCO relativiste).
  • R = R(fobs) est la sĂ©paration orbitale correspondant Ă  la frĂ©quence observĂ©e.

La beauté apparaßt immédiatement :

🌟 Le signe de la dĂ©cision dĂ©pend UNIQUEMENT du signe de (R − rISCO).
C’est un invariant gĂ©omĂ©trique, non frĂ©quentiel.
Un critĂšre universel, robuste, falsifiable.


⚡ Une rĂšgle universelle, indĂ©pendante de la frĂ©quence

La décision devient :

  • Orbite si R > rISCO
  • Seuil si R = rISCO
  • Fusion si R < rISCO

Ce qui se traduit aussi par :

Et lĂ , une Ă©vidence Ă©clate : on n’a jamais eu besoin de choisir une “bonne bande”.
Le Hz n’est qu’un marqueur temporel, pas un critĂšre physique de dĂ©cision.

La relativitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© “en Hz”.
Elle a toujours été une géométrie.


📈 Validation sur 87 coalescences LIGO–Virgo–KAGRA

J’ai appliquĂ© la rĂšgle sur les 87 fusions BBH des catalogues GWTC-1/2/3.
Les résultats sont spectaculaires :

  • 100 % de monotonie (R diminue parfaitement quand la frĂ©quence augmente).
  • 91,95 % de verdicts identiques sur les trois marqueurs 120/150/180 Hz.
  • Aucun Ă©vĂ©nement ne contredit la loi.

C’est la premiĂšre fois qu’une rĂšgle gĂ©omĂ©trique pure explique la cohĂ©rence interne des seuils ISCO observĂ©s dans les catalogues.

Cette loi fonctionne :

  • sans modĂšle d’onde,
  • sans ajustement,
  • sans recalibrage,
  • sans dĂ©pendance aux bandes.

🌒 Unifiant et extensible — du Schwarzschild au Kerr, sans changer la rùgle

La loi fonctionne immédiatement pour :

  • Schwarzschild
  • Kerr (en remplaçant rISCO(M) par rISCO(M, χ))
  • extensions PN/EOB
  • ancrages observationnels plus rĂ©alistes

Ce qui change : la valeur du seuil.
Ce qui ne change PAS : le signe.

La loi exprime un invariant profond.


🌟 Vers une nouvelle lecture de la relativitĂ© ?

Ce cadre apporte une rupture méthodologique rare :

On ne cherche plus une frĂ©quence “suffisante”.
On compare deux échelles.
L’invariant n’est plus un Hz : c’est un rapport gĂ©omĂ©trique.

Cette vision rejoint ce que j’ai montrĂ© dans la loi 1/3π :
le langage profond de l’espace-temps est gĂ©omĂ©trique, pas frĂ©quentiel.

Et elle ouvre la voie Ă  une lecture nouvelle du seuil ISCO,
compatible avec :

  • une vision stratifiĂ©e de l’espace-temps,
  • le “mĂ©diateur” m₃,
  • et l’hypothĂšse que la RG cache des structures gĂ©omĂ©triques encore invisibles dans la description standard.

📄 Lire la loi complùte (PDF) :

Zenodo — Loi 3 : Le signe et le cercle
🔗 https://zenodo.org/records/17604910


đŸ”„ Conclusion

Comme la loi 1/3π, cette troisiĂšme dĂ©couverte montre une chose :

Le cosmos n’est pas chaos ; il est architecture.
Et chaque fusion de trous noirs n’est pas un bruit stochastique, mais une signature gĂ©omĂ©trique.

Si cette loi est confirmée par les prochaines observations,
alors une nouvelle ùre pourrait s’ouvrir :
celle de la relativité géométrique opérationnelle,
oĂč la dĂ©cision orbite-seuil-fusion se lit non en Hz

mais dans le langage mĂȘme de l’espace-temps.